mardi 17 juin 2014

La mesure de la lumière


Lorsque l'on travaille, avec son boîtier, en tout automatique, la question de la mesure de la lumière ne se pose quasiment jamais.
On vise, on déclenche et on regarde le résultat.
Ce qu'il faut savoir, c'est que dans chaque appareil photo est incorporé un "cellule" (posemètre) qui mesure la lumière et qui propose les réglages qui permettront de faire entrer suffisamment de lumière sur le capteur.

L'interprétation des résultats de cette cellule n'est pas toujours ce que l'on peut en attendre, car la cellule est calibrée sur un gris 18% et c'est ce qu'elle doit donner pour l'image d'un mur blanc.
En résultat, cela donne des photos de neige grise claire et, par extension, un chat noir gris foncé.

Par ailleurs, certaines images peuvent avoir un rendu sous-exposé ou sur-exposé lorsque la scène à photographier a un fort contraste (des zones très sombres et des zones très lumineuses).
Tout cela dépend de la façon dont la cellule interprète la luminosité de la scène à capturer.
Pour des images fortes en contraste, le résultat est parfois très hasardeux.

Les boitiers mettent à notre disposition deux outils précieux si l'on veut continuer à travailler en automatique ou en semi-automatique : le type de mesure et la compensation d'exposition.

La mesure matricielle qui est utilisée en général lors des réglages "tout automatique"n'est pas toujours le plus efficace pour un rendu d'images correspondant à la scène à photographier. La mesure matricielle fait une moyenne de la lumière d'une scène pour en déduire l'exposition.
Quand le résultat n'est pas adéquat, c'est le moment d'utiliser la mesure spot.

La mesure spot permet de choisir précisément à quel endroit de l'image on désire que la mesure se fasse. Il est nécessaire de l'utiliser avec le verrouillage d'exposition (si l'on est en automatique ou semi-automatique). Ainsi, une fois la mesure sauvegardée, il est possible de cadrer tranquillement avant de déclencher.

Pour une plus ample explication sur la manière de travailler avec une mesure spot et un verrouillage d'exposition, voir l'article  la photo de concert .










jeudi 5 juin 2014

Flickr : un compte pro.

Il n'est pas question de dire qu'avoir un compte flickr ça fait pro.
Je voudrais juste développer la façon que j'ai choisi de montrer mes images.


Je ne sais plus pourquoi j'ai choisi flickr, au départ; sûrement sur les conseils d'un ami.
Quoiqu'il en soit, à force d'y mettre des images, il est rapidement devenu évident qu'il me fallait un compte "pro", si je voulais que toutes les images que j'ai postées demeurent visibles.

Depuis mon inscription en mars 2008, la présentation du site Flickr a changé pour quelque chose qui ne me plaît pas vraiment. Cependant, je ne suis pas assez déçu pour changer.


Ma Galerie Flickr


En plus de Flickr, j'utilise Jooméo pour montrer des images à usage privé que je veux diffuser de façon plus restreinte.
Jooméo est très pratique car les images ne sont accessibles qu'aux personnes à qui j'envoie le lien vers les séries d'images. J'upload des séries de photos et je décide qui peux voir ces séries en leur envoyant les liens.
Ces liens renvoient vers le diaporama de la série que je veux montrer.
Les diaporamas se présentent ainsi :


Louvres-Lille-Bruges


J'ai fait le choix pour l'instant de ne pas me servir d'un site internet comme porte-folio.
Mon site internet n'est qu'une présentation qui me sert de référence pour les cartes de visites.


Le site internet



Je réfléchis depuis quelque temps à créer un nouveau compte sur une autre banque de photos pour y mettre les images un peu particulières, plus abstraites que je ne poste pas sur flickr.




vendredi 2 mai 2014

La photo de concert.


Il est arrivé que l'on me demande comment je faisais pour avoir des scènes si sombres sur mes photos de concert.

Une soirée à la Grange à Musique à Creil (60)

En premier lieu, en photo de concert, j'utilise mon 50-135mm. Son ouverture à 2.8 constant permet à l'autofocus de moins "paniquer" dans "l'obscurité". Ensuite, je me met en mode TaV. Ce mode me permet de sélectionner la sensibilité et le diaphragme. Ainsi, c'est la vitesse qui profite de la luminosité. La vitesse d'obturation devient, alors, la seule variable du trio Sensiblité-Diaphragme-Vitesse.

D'ordinaire, sans réglages particuliers, la mesure de la lumière se fait en mesure pondérée et de façon permanente. Dans le cas qui nous intéresse, l'idée est de passer en mesure spot et de faire un verrouillage de la mesure de la lumière.

Pour me faciliter la tâche, je lie le verrouillage de la mesure de la lumière et celui de la mise au point. De cette façon, dès que l'autofocus se verrouille, à mi-course du déclencheur, la mesure de la lumière se verrouille également. A partir de là, en restant appuyé sur le déclencheur, je peux choisir le cadrage et enfin, déclencher.

Par exemple, je peux faire la mise au point sur le visage du chanteur et, au moment où l'autofocus se bloque, la mesure de la lumière (faite également sur le visage du chanteur) se verrouille.
Je choisis rapidement mon cadrage et la photo est faite. Je dois faire mon cadrage, car je travaille quasi systématiquement avec mon autofocus en point central.

Evidemment, il faut être assez rapide car en concert la lumière changent parfois assez vite et certains musiciens ont tendance à ne pas aimer rester en place.
J'avoue que la manoeuvre est plus facile avec un quartet à cordes en musique de chambre ou un groupe de jazz. En musique amplifiée, l'exercice se complique grandement.

Avec un peu de pratique et les bonnes options sur le boîtier, il est possible d'arriver à des résultats concluant assez rapidement.





                     

mercredi 26 mars 2014

Je ne suis pas un photographe


Etre photographe, c'est avoir tout le temps un appareil sur soi afin de pouvoir immortaliser les scènes que l'on peut être amené à croiser dans la vie de tous les jours.

Si je voulais tricher, je dirais que j'ai toujours un appareil photo sur moi (mon téléphone portable) et que je suis toujours à l'affût d'images à immortaliser. La réalité est que cet appareil photo est avec moi par "accident" et pour ce qui est d'immortaliser des scènes "magiques", je suis toujours en retard.
Qu'est-ce que j'en ai loupé des photos. Pas parce qu'une fois l'appareil sorti la photo était ratée, mais juste parce que l'appareil ne sort pas.
La flemme l'emporte sur le désir d'immortaliser les beautés du monde.

Je ne nie pas que j'ai l'oeil à l'affût, je me dis parfois : "Qu'est-ce que c'est beau ! Ca ferait une magnifique photo", et je continue mon chemin sans regret.
Un véritable photographe pesterai d'avoir raté l'occasion de mettre en boîte une image sublime qui lui permettrait de mettre en avant son immense talent.
Un véritable photographe jurerai qu'on ne l'y prendrai plus et trouverai un moyen d'être toujours prêt à dégainer.
Un véritable photographe passerai la moitié de ses journées libres à "errer" dans le vaste monde en quête, tel le chasseur des hautes plaines, de l'image choc, de l'image forte.
Un véritable photographe passerai l'autre moitié de ses journées libres à traiter les images ainsi collectée devant son ordinateur afin de rendre sublimes ses déjà-si-belles images.

Vu que je ne fais rien de tout cela, force est de constater que je ne suis pas un photographe.

Je me contente de regarder le monde et de faire des images mentales de ce que j'y vois.
Je me pose la question de savoir ce qu'il y aurait à montrer et comment obtenir techniquement un résultat correct.
Mes appareils photos sont plus souvent dans leur sac que sortis, prêt à shooter.
Je déteste le temps passer sur l'ordinateur à trier, sélectionner et traiter les clichés pris.
Je n'ai pas encore trouvé un "workflow" qui me convienne...

Je ne suis pas un photographe