dimanche 1 décembre 2013

Utiliser un flash... mais si.


On imagine souvent que l'utilisation du flash intégré est une bonne idée pour éclairer des scènes sombres. Mais, lorsqu'on l'a déjà utilisé, on se rend compte que le rendu sur l'image est assez laid.
Les ombres sont marquées, la lumière écrase les volumes et sur les portraits les sujets ont parfois les yeux rouges.
Ces petits flashs intégrés peuvent déboucher des ombres en pleine lumière, mais guère plus.

Il y a pourtant une façon créative de travailler la lumière avec un flash. Il faut un flash puissant et plus flexible, comme un flash cobra. Ces flashs permettent une grande liberté de placement et de déplacement.

L'aptitude à utiliser correctement un flash fait la différence entre un amateur et un amateur éclairé… (sans mauvais jeu de mots)

Lorsque j'ai dû réfléchir à l'acquisition d'un flash, j'ai opté pour un Metz.

Le travail au flash demande un apprentissage que j'ai du mal à me décider à faire.
Sur mes quelques essais de photos de gouttes d'eau, j'ai découvert la synchro haute vitesse.
Mais l'inconvénient est que ce mode exige que le flash soit posé sur l'appareil. Si l'on veut un déport de flash sur de la haute vitesse, il faut que le flash déporté soit piloté par un flash en haute vitesse posé sur l'appareil. Conclusion, il faut deux flashs cobra...

Quitte à avoir deux flashs autant se mettre vraiment à étudier l'éclairage au flash.

Le seule fois où j'ai vraiment utilisé un flash comme éclairage de scènes, c'était lors d'un mariage. Je l'avais coiffé, pour l'occasion, d'un diffuseur (Gary Fong Lightsphere Collapsible). C'est visuellement très moche sur le flash, mais c'est d'une efficacité redoutable. Les scènes sont éclairées avec douceur, les couleurs sont belles et l'on se découvre réconcilié avec la lumière du flash.
Evidemment, pour plus de souplesse, il est nécessaire d'avoir un flash puissant (au nombre-guide le plus élevé possible) surtout si on ne dispose que d'un flash cobra.

On me répondra probablement que la montée en ISO permet de se passer de l'utilisation du flash.
Il est probable que cela soit vrai. Néanmoins, ce raisonnement alimente la "guerre à l'armement" qui amène à changer de boitier tous les deux ans pour suivre la montée en ISO des constructeurs qui promettent la possibilité de faire des images avec de moins en moins de lumière.

En photographie, tout est toujours affaire de compromis.


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